Pourquoi prendre un Border Collie ?
Le Border Collie est une race de chien de berger originaire d'Ecosse, connue pour sa fidélité et sa grande intelligence. Il est considéré comme le plus intelligent des chiens de berger. Cet élégant chien aux grandes oreilles droites ou semi-dressées est un hyperactif ! Il est très vif tout en étant extrêmement docile.
L'excellence canine
Genèse du B. C. Nom d'origine : Scotch Sheep Dog - Pays d'origine : Royaume-Uni -
Groupe : Chien de berger et de bouvier
Connu originellement sous le nom de Scotch Sheep Dog, le Border Collie est un chien de taille moyenne utilisé traditionnellement pour garder les troupeaux de moutons. On sait qu’il fut créé au 19ème siècle dans la région des Borders, à la frontière entre l’Écosse et l’Angleterre, mais ses origines exactes demeurent incertaines. Il est probable toutefois qu’il descende des Landrace Collies, nom générique donné aux races de chiens de berger locales qui existaient alors dans cette région vallonnée (« colley » ou « collie » viendrait d’un mot celte signifiant « utile »).
Ces races vivaient chacune dans une zone géographique distincte et avaient été façonnées à la fois par les bergers et par la sélection naturelle. Elles présentaient une certaine cohérence génétique, mais un type physique variable selon le terrain sur lequel elles évoluaient. Cependant, en l’absence de traces écrites (comme c’est souvent le cas), on ne sait pas laquelle précisément fut à l’origine du Border Collie. Ces Landrace Collies étaient vraisemblablement issus eux-mêmes de croisements multiples entre les grands chiens de berger qui avaient été amenés par les Romains, les petits bergers de type spitz qui accompagnèrent ensuite les conquérants vikings à la fin du 8ème siècle, et les races locales de chiens de berger (Bobtail, Bearded Collie…) et de chiens de chasse (principalement le Pointer Anglais et Setter Gordon). Au fil du temps, on obtint ainsi des chiens de travail agiles et très intelligents.
Au début du 19ème siècle, il existait donc plusieurs races de chiens de berger dans la région des Borders, mais toutes avaient notamment un point commun : elles étaient souvent bruyantes au travail, se servant beaucoup de leur voix pour faire obéir les moutons. En sélectionnant inlassablement les meilleurs individus (ceux qui entouraient et rassemblaient le mieux le troupeau, ainsi que les plus efficaces pour aller chercher les bêtes isolées), les éleveurs de moutons et les bergers finirent ainsi par créer dans la première moitié du 19ème siècle un excellent chien de travail, qu’ils baptisèrent Scotch Sheep Dog. Ils continuèrent par la suite à développer cette nouvelle race autour de ses qualités de travail pour obtenir un chien plus intelligent, plus endurant, plus obéissant et plus silencieux. Les résultats furent tels que le Scotch Sheep Dog parvint à se distinguer clairement des autres races et apparut vite comme un chien exceptionnel, au point que dès 1858 des spécimens furent exportés vers la Nouvelle-Zélande.
Diffusion du Border Collie dans son pays d'origine. Créé et élevé dans une zone vallonnée et isolée à partir de races bergères locales, le Scotch Sheep Dog (puisque tel était le nom du Border Collie à l’époque) resta confidentiel jusqu'en 1860, année où il fut présenté à une exposition canine ayant lieu à Birmingham (Angleterre). Ce fut la première fois que les spectateurs d’un tel évènement purent y voir un chien non utilisé pour la chasse. En effet, les expositions étaient très en vogue à l’époque, mais ne s’intéressaient qu’aux chiens de chasse.
Selon certains, ce fut à cette occasion que la reine Victoria (1819-1901) découvrit ce chien. D'autres affirment que ce fut un peu plus tard qu’elle en vit un pour la première fois, lors d’un voyage à Balmoral. Quoi qu’il en soit, la souveraine se passionna pour lui : cela contribua grandement à le faire connaître et considérer comme une race à part entière, même si le type n’était pas encore fixé et qu’au final la reconnaissance officielle par le Kennel Club britannique ne survint qu’un siècle plus tard.
Les sélections se poursuivirent en vue de continuer à développer les capacités de travail du Scotch Sheep Dog. En 1873, il acquit définitivement ses titres de noblesse comme chien de travail exceptionnel grâce à la performance d’un mâle nommé Hemp, qui se distingua lors du premier concours de travail organisé à Bala, au pays de Galles. Non seulement il aboyait beaucoup moins que les autres chiens de berger, mais il lui suffisait de regarder le troupeau pour que celui-ci obtempère. En outre, il ne courait pas sans cesse autour des moutons mais rampait vers eux, un peu comme le font les félins quand ils chassent. Un autre sujet d’étonnement et d’admiration fut qu’il réagissait à un simple signe de la main ou à un sifflement du berger, semblant comprendre d’emblée ce qu’on attendait de lui. Ce regard si particulier et presque hypnotique (qu’on appelle « l’œil » du Collie) ainsi que cette façon de se déplacer rapidement au ras du sol perdurent de nos jours, et font partie des spécificités du Border Collie. Il faut dire qu’« Old Hemp » eut de nombreux descendants, et est considéré comme l’ancêtre de la race moderne.
Sa performance remarquée contribua à rendre la race populaire parmi les éleveurs et les bergers, et cette popularité s’accrut encore après 1876. Cette année-là, Richard John Lloyd Price (1843-1923), journaliste et écrivain mais aussi juge dans des expositions canines et organisateur des premiers concours de travail au Royaume-Uni, amena à Londres 100 moutons sauvages du pays de Galles pour faire une démonstration des talents de ce chien. L’événement fut commenté par le Livestock Journal, qui décrivit l’étonnement admiratif des spectateurs devant son efficacité. Il fallut toutefois attendre 1906 pour qu’un premier standard de la race soit publié. Celui-ci avait la particularité de n’être basé que sur les capacités de travail, et ne tenait aucun compte de l’apparence. La même année fut créée l’International Sheep Dog Society (ISDS), association chargée aujourd’hui encore de la promotion et de l’amélioration de cette dernière, mais en continuant de ne considérer que ses qualités de travail.
Le Scotch Sheep Dog prit officiellement le nom de Border Collie en 1915, mais cela ne changea rien au fait que ce chien continua à n’être élevé qu’en fonction de ses aptitudes au travail. Par conséquent, pendant la majeure partie du 20ème siècle, il continua de présenter une apparence très variable. On ne commença à attacher de l’importance à ce critère qu’à partir du moment où le Kennel Club britannique reconnut la race, en 1976. À partir de là, on vit l’apparition au Royaume-Uni de deux types de lignées distinctes (d’exposition d’une part, de travail de l’autre), dont les représentants étaient inscrits dans des registres différents. En effet, les spécimens destinés au travail étaient enregistrés auprès de l’ISDS, qui continuait à ne tenir aucun compte de l’apparence, tandis que les autres (d’exposition, de sport canin et de compagnie) l’étaient auprès du Kennel Club et devaient respecter une apparence standardisée. Les individus inscrits auprès de l’ISDS qui correspondaient aux exigences du Kennel Club pouvaient obtenir d’office un enregistrement auprès de ce dernier, mais ceux qui n’étaient pas utilisés pour le travail devaient prouver leur aptitude sur troupeau pour intégrer l’ISDS. Ce procédé de double enregistrement est d’ailleurs toujours en vigueur en Grande-Bretagne et a été repris dans d’autres pays – notamment en France.
Diffusion internationale du Border Collie. On sait que des Scotch Sheep Dogs, l’ancien nom du Border Collie, furent exportés en Nouvelle-Zélande dès 1858. En revanche, sa diffusion en Amérique du Nord et en Europe est nettement moins documentée. Il est toutefois probable que la race se soit fait connaître auprès des éleveurs à travers les concours de travail, suscitant le même enthousiasme qu’au Royaume-Uni. En ce qui concerne les États-Unis, le United Kennel Club (UKC) reconnut la race en 1961, suivi bien plus tard par l’American Kennel Club (AKC), en 1995. Le Club Canin Canadien (CCC) voisin en fit de même.
Pour ce qui est de l’Europe, on sait que les premiers spécimens furent introduits en France au début des années 70. On manque néanmoins d’informations sur sa diffusion dans d’autres pays, notamment la Belgique et la Suisse, mais la reconnaissance du Border Collie par la Fédération Cynologique Internationale (FCI) en 1977 eut un impact important sur celle-ci, puisque qu’elle entraîna celle de la centaine d’organismes cynologiques nationaux qui sont membres de la FCI.
C’est le cas notamment de ceux de la France (la Société Centrale Canine, ou SCC), de la Belgique (la Société Royale Saint-Hubert, ou SRSH), de la Suisse (la Société Cynologique Suisse, ou SCS) et de nombreux autres pays européens. Que ce soit dans son pays d’origine ou ailleurs, la reconnaissance du Border Collie fut donc assez tardive. Cela ne l’empêcha pas de se diffuser ensuite très largement, au point d’être aujourd’hui la race de chien de berger la plus utilisée dans le monde.
Espérance de vie de 12 à 15 ans
à 1 an votre chien à 18 ans à 2 ans à 27 ans à 3 ans 33 ans
4 ans 39 ans 5 ans 45 ans 6 ans 51 ans
7 ans 57 ans 8 ans 63 ans 9 ans 69 ans - senior
10 ans 75 ans 11 ans 80 ans 12 ans 85 ans
13 ans 90 ans 14 ans 96 ans 15 ans 102 ans
Le Border Collie fut créé et développé au cours du 19ème siècle dans le but d’obtenir un chien de berger très intelligent et efficace. Les seules caractéristiques alors prises en compte étaient ses aptitudes au travail : son apparence importait peu. Cela conduisit à obtenir des chiens très performants auprès des troupeaux, mais sans type morphologique précis. Il en fut ainsi jusqu’à la seconde moitié du 20ème siècle, lorsque les principaux organismes cynologiques du monde entier – à commencer par le Kennel Club britannique – reconnurent la race. En effet, qui dit reconnaissance par un organisme officiel dit standard de race, définissant de manière plus ou moins stricte l’apparence qu’un spécimen doit avoir pour pouvoir être enregistré dans le livre des origines. Dans le cas du Border Collie, les critères physiques alors définis restèrent cependant assez larges, l’essentiel demeurant le comportement du chien en présence du troupeau – en particulier sa façon de le regarder pour se faire obéir, ou le fait de s’accroupir pour le rabattre.
Cela amena néanmoins à la naissance de deux types de lignées distinctes : de travail d’un côté ; d’exposition, sport ou compagnie de l’autre. Les deux présentent quelques différences morphologiques, notamment en termes de taille et de pelage. Ainsi, alors que les individus appartenant aux lignées de travail continuent d’être peu homogènes sur le plan de l’apparence, ceux destinés aux expositions le sont nettement plus. Ils sont en outre un peu plus petits et trapus, et possèdent un pelage plus épais.
Taille du mâle de 48 à 56 cm Taille de la femelle de 46 à 53 cm - Poids du mâle de 14 à 20 kg Poids de la femelle de 12 à 19 kg
Si les différents organismes cynologiques officiels sont unanimes sur la taille du Border Collie, on note en revanche quelques divergences quant à son poids. Ainsi, les standards de l’American Kennel Club (AKC) et du United Kennel Club (UKC) stipulent que le mâle doit peser de 16 à 20,5 kg et la femelle de 13,5 à 18 kg, alors que la Fédération Cynologique Internationale (FCI) et le Kennel Club britannique indiquent un poids compris entre 14 et 20 kg pour le premier, et entre 12 et 19 kg pour la seconde.
Dans tous les cas, le dimorphisme sexuel est assez peu marqué chez cette race : les femelles sont simplement en moyenne un peu plus petites et plus légères que les mâles. Quel que soit son sexe, le Border Collie atteint sa taille adulte entre 14 et 16 mois, selon son gabarit.
Le Border Collie est de taille moyenne, athlétique et bien proportionné. Son allure est dégagée, régulière, et sa façon de marcher en levant les pieds au minimum renvoie l’image d’un animal rapide et furtif. D'ailleurs, comme toutes les races de chiens de berger, il est aussi agile qu’infatigable quand il travaille : il est par exemple capable de changer très vite de vitesse et de direction.
Légèrement plus long que sa hauteur au garrot, son corps est doté d’une ossature solide. Le cou est long, fort et musclé. Légèrement arqué, il s’élargit vers les épaules. La poitrine est assez large et bien descendue, avec des côtes bien cintrées. Le rein est bas et vigoureux. Par ailleurs, un espace situé entre la partie haute des omoplates permet au Border Collie de marcher en restant près du sol, dans une sorte de position accroupie qui rappelle celle d’un félin prêt à bondir. Cette façon particulière de se déplacer pour rassembler le troupeau est caractéristique de la race et recherchée chez les individus destinés au travail.
Les pattes avant du Border Collie sont dotées d’une ossature forte mais sans lourdeur, et sont parallèles vues de face. Les épaules sont bien inclinées, les coudes près du corps, et le jarret est légèrement incliné quand on le regarde de profil. Les pattes arrière sont larges et musclées, présentant une cuisse musclée, longue et large, un genou bien angulé et un jarret fort et bien descendu. Les quatre pieds sont ovales avec des coussinets épais et des doigts cambrés se terminant par des ongles courts et forts.
La queue du Border Collie est moyennement longue et bien garnie de poils. Elle est attachée bas par rapport au dos, et forme une courbe à son extrémité. Généralement portée basse, elle peut se relever quand il est en mouvement mais n’est jamais portée sur le dos.
Le crâne du Border Collie est modérément court et assez large, avec un stop marqué. Les oreilles, de taille moyenne et bien écartées, peuvent être tombantes, dressées ou semi- dressées. Le museau, fort et sensiblement de la même longueur que le crâne, s’affine vers la truffe. Celle-ci est généralement noire, mais elle est couleur ardoise (un noir dilué) chez les sujets à robe bleue et peut être brune chez ceux à robe marron ou chocolat. Dans tous les cas, les narines sont bien développées. Tant les dents que la mâchoire sont fortes, et cette dernière est articulée en ciseaux. Les yeux du Border Collie sont ovales, de taille moyenne et bien écartés. Ils sont généralement bruns, mais – surtout chez les sujets à robe merle – ils peuvent aussi être bleus ou vairons, c’est-à-dire qu’un œil est brun et l’autre totalement ou partiellement bleu. Dans tous les cas, leur expression est empreinte de douceur et d’intelligence.
Le Border Collie possède un sous-poil et un poil de couverture. Servant de protection contre les intempéries, le premier est court, dense et doux. Quant au second, il peut être court ou mi-long, lisse ou ondulé, mais est toujours dense et d’épaisseur moyenne.
Les sujets au pelage mi-long possèdent d’abondants panaches sur le cou, la poitrine, les hanches et la queue, et un poil plus court sur la face, les oreilles et les pattes du jarret au pied (à l’exception de franges présentes sur les pattes avant).
Il convient par ailleurs de souligner que les spécimens des lignées d’exposition ont généralement un pelage plus épais
que ceux des lignées de travail.
Couleurs de robe du Border Collie. Toutes les couleurs, combinaisons de couleurs et motifs sont admis chez le
Border Collie, pour autant que le blanc ne domine pas. De même, tous les motifs sont acceptés.
Ainsi, sa robe peut être unie, bicolore, tricolore, merle (des taches sombres irrégulières sur un fond plus clair) ou zibeline
(qui regroupe toutes les nuances de fauve, de l’orangé jusqu’à l’acajou). Cependant, la configuration la plus courante
est un fond noir avec des taches blanches sur le cou, la tête, les pattes et le bout de la queue.
Standard du Border Collie.
Les standards de race sont des documents établis par les organismes officiels qui listent les conditions qu'un Border Collie doit respecter pour être pleinement reconnu comme appartenant à la race :
Standard FCI (Fédération Cynologique Internationale) - Standard CCC (Club Canin Canadien / Canadian Kennel Club) - Standard KC (The Kennel Club) - Standard American Kennel Club Jusqu’à la seconde moitié du 20ème siècle, le Border Collie n’était élevé et sélectionné que pour ses aptitudes au travail. Les éleveurs n’accordaient donc aucune importance à son apparence, si bien que celle-ci variait fortement d’un individu à l’autre.
Lors de sa reconnaissance par les différents organismes cynologiques de référence du monde entier, à commencer par le Kennel Club britannique en 1976, ceux-ci introduisirent logiquement dans le standard des critères morphologiques auquel tout spécimen devait désormais répondre. Comme c’est souvent le cas pour les races de travail, ces critères restèrent assez larges – notamment en termes de taille, de pelage ou encore de robe. Ils entraînèrent tout de même l’apparition d’une distinction entre deux types de lignées bien distinctes : celles de travail d’un côté, celles d’exposition de l’autre.
Cette distinction permettait d’éviter que l’apparence ne l’emporte sur les capacités de travail. En effet, c’était là une vraie crainte de beaucoup d’éleveurs, ce qui explique que nombre d’entre eux – tous pays confondus – ne souhaitaient pas que la race fût reconnue officiellement.
Sans pour autant représenter deux variétés distinctes, les lignées de travail et celles d’expositions présentent quelques différences morphologiques. Ainsi, les premières se distinguent par une certaine diversité d’apparence (notamment en termes de taille et de pelage), tandis que les secondes sont constituées de sujets plus petits, plus trapus et au pelage plus épais, qui ont gardé un fort instinct de troupeau mais ne sont pas considérés assez bons pour être des chiens de travail. En revanche, non contents de s’illustrer dans les concours de beauté, ils excellent également dans les compétitions canines : agility, obéissance…
En Grande-Bretagne, avant que la race soit reconnue, c’était l’International Sheep Dog Society (ISDS) qui se chargeait de promouvoir, développer et enregistrer le Border Collie, en ne tenant compte que de ses capacités de travail. À partir de sa reconnaissance par le Kennel Club en 1976, a été mis en place un système de double enregistrement, qui est toujours en vigueur : les chiens de travail continuent d’être inscrits auprès de l’ISDS tandis que ceux d’exposition, de compagnie ou de compétition, soumis à une apparence plus homogène, sont enregistrés auprès du Kennel Club. Si les Border Collies destinés au travail sur troupeau peuvent obtenir d’office un pédigrée validé par le Kennel Club, l’inverse n’est pas vrai : pour intégrer l’ISDS, les individus d’exposition doivent prouver leur aptitude au travail.
Au fil du temps, d’autres pays suivirent le même principe. C’est le cas par exemple de la France, qui a mis en place la double confirmation en 2020. Jusqu’alors, la confirmation n’était assurée que par l’Association Française du Border Collie (ou AFBC), le club de race équivalent à l’ISDS en Grande-Bretagne. Depuis 2020, les spécimens issus de lignées de travail sont confirmés par un juge de l’AFBC et ceux appartenant à une lignée d’exposition par un juge de la Société Centrale Canine (SCC), avec mention sur le pédigrée du type de confirmation obtenu.
Affectueux et très loyal, le Border Collie est très proche de ses maîtres. Plus largement, il développe un lien étroit avec tous les humains qu’il connaît bien, a fortiori dès lors que ces derniers lui offrent de l’attention. En effet, c’est un chien très sensible, qui apprécie et recherche les démonstrations d’affection. Sa sensibilité, sa proximité avec ses maîtres ainsi que son besoin permanent de stimulation mentale font que le Border Collie n’aime pas rester seul très longtemps. En effet, même s’il fut développé pour travailler, il a toujours été habitué à le faire auprès des humains. Par conséquent, qu’il soit adopté comme simple animal de compagnie ou comme chien de berger, il s’ennuie facilement s’il est livré à lui-même sans occupation – et cela vaut aussi pour un sujet utilisé comme chien de travail, une fois qu’il est rentré à la maison. Ainsi, pour être bien dans sa tête, il lui faut de nombreuses interactions avec les siens. S’il en est séparé trop souvent et/ou trop longtemps, il risque fort de souffrir d’anxiété de séparation. Ce mal-être peut entraîner des comportements négatifs, aussi bien pour lui que pour son entourage : crises d’angoisse, aboiements compulsifs, auto-mutilation… En cherchant de quoi s’occuper par lui-même, il peut aussi devenir destructeur et s’en prendre notamment aux chaussures, aux pieds de meubles, aux coussins du canapé, etc. Il n’est donc pas recommandé pour des maîtres souvent et/ou longtemps absents, à moins qu’il y ait dans le foyer un autre animal avec lequel il s’entend bien et qui peut lui tenir compagnie.
Compagnon de jeux enthousiaste et infatigable, le Border Collie s’entend généralement bien avec les enfants, qu’il s’agisse de ceux de la famille (envers qui il se montre protecteur, mais sans exagération) ou de ceux extérieurs au foyer. Cependant, comme il est très sensible aux sons, des jeux bruyants peuvent le rendre un peu nerveux. Ils sont également susceptibles de stimuler son instinct de berger : le cas échéant, il se met à aboyer, pousser et mordiller les enfants pour les rassembler, comme il le ferait d’un troupeau de moutons. C’est aussi pour cette raison qu’il convient mieux aux plus grands qu’aux tout-petits, qu’il pourrait renverser voire blesser involontairement.
En tout état de cause, un très jeune enfant ne doit jamais être laissé seul avec un chien, quelle que soit la race de ce dernier. En effet, un accident est vite arrivé : par exemple, un tout-petit ne comprend pas forcément que tirer la queue ou toucher les yeux de l’animal peut lui faire mal, ou du moins l’importuner au point qu’il finit par réagir violemment. Leurs interactions doivent donc toujours avoir lieu en présence d’un adulte. En outre, dès que leur âge le permet, il est important d’expliquer aux enfants comment ils doivent se comporter avec un chien et le respecter. En général, le Border Collie se montre d’abord méfiant envers les personnes inconnues. Toutefois, s’il a été bien socialisé, il n’est ni craintif ni agressif. En outre, comme il est très intelligent, il est capable de comprendre rapidement lorsqu’il n’y a aucun danger, et devient alors amical. Le Border Collie est territorial, et en bon chien de berger il est aussi assez protecteur envers les siens. On ne peut pas pour autant le considérer comme un gardien, car il est dénué de toute agressivité à l’égard des humains. Néanmoins, c’est un bon chien d’alerte, qui ne manque pas d’avertir ses maîtres de toute présence ou situation inhabituelle.
En outre, sa grande intelligence lui permet de faire la distinction entre des personnes ou des situations réellement dangereuses, et celles qui ne le sont pas : dès qu’il constate que tout va bien, il se calme immédiatement. Qu’il s’agisse d’un mâle ou d’une femelle, le Border Collie cumule l’esprit indépendant des chiens de travail et le caractère têtu des races intelligentes. Il faut donc lui faire comprendre rapidement qui décide, au risque qu’il devienne dominant et essaie de prendre le dessus sur son maître. Cependant, dès lors que ce dernier s’impose comme tel, c’est un compagnon calme et au caractère facile, même si une piqûre de rappel peut s’imposer à l’adolescence. Un individu qui se montre dominant (ce qui chez cette race est loin d’être l’apanage des mâles) l’est aussi envers les autres chiens de même sexe. Le problème peut se poser aussi bien avec un congénère qui pénètre sur son territoire (par exemple quand ses maîtres reçoivent de la visite) que lors d’une rencontre pendant une promenade. En revanche, les choses se passent généralement bien avec un représentant du sexe opposé.
Comme toutes les races intelligentes (et il fait partie des mieux dotées en la matière), le Border Collie a une propension à penser par lui-même et à se montrer têtu. Cependant, dès lors qu’il reçoit une éducation constante et cohérente, qu’on lui fait comprendre clairement que ce n’est pas lui qui décide et qu’on s’emploie à canaliser son énergie, il devient rapidement très obéissant. Il ne faut pas oublier en effet que l’obéissance était un des principaux critères de sélection lors du développement de la race ; de fait, un Border Collie bien éduqué est en permanence attentif à son maître et réagit immédiatement au moindre de ses ordres.
Le Border Collie atteint sa maturité psychologique très tardivement, entre 3 et 4 ans. Il connaît donc une adolescence prolongée, pendant laquelle on se retrouve avec un « chiot » très énergique dans un corps d’adulte. Cela peut être déroutant, d’autant que pendant toute cette phase il a parfois tendance à se montrer têtu, voire à remettre les règles en question.
Il faut être conscient que cette étape est normale, mais elle implique qu’un certain temps peut être nécessaire avant que
les règles soient définitivement acquises.
Le Border Collie fait partie des races les plus énergiques, et a un important besoin d’exercice. Si on l’adopte comme chien de berger, son travail avec le troupeau comble une partie de ce dernier. Toutefois, pour avoir un compagnon calme, très affectueux et très agréable à la maison, mieux vaut tout de même compléter cette activité par au moins 30 minutes par jour d’exercice physique intense.
Si son rôle se borne à celui d’animal de compagnie, il doit être en mesure de se défouler au moins 2 heures par jour, sous peine de développer des troubles du comportement : hyperactivité, aboiements, pleurs, volonté de rassembler tout ce qui bouge…
En tout cas, son grand besoin d’exercice fait du Border Collie un partenaire de choix pour un maître sportif, qu’il accompagne avec bonheur dans ses activités de plein air. Activités recommandées pour un Border Collie. Très joueur, actif et agile, le Border Collie ne demande qu’à participer à toutes sortes d’activités physiques - surtout s’il peut les partager avec ses maîtres, dont il est très proche. Cet athlète est ainsi capable de courir pendant des heures sans ressentir de fatigue pour suivre ses propriétaires en train de faire du jogging, du vélo ou encore de la trottinette. Il aime aussi beaucoup nager et rapporter des objets.
C’est également un excellent candidat pour nombre de sports canins. Bien sûr, des disciplines essentiellement physiques comme le flyball, le cani-cross ou le cani-VTT sont parfaitement adaptées pour lui, mais il ne faut pas oublier qu’il est avant tout un chien de travail. Par conséquent, au-delà de simplement se dépenser physiquement, il a également énormément besoin de stimulation mentale. Celle-ci est absolument nécessaire à son équilibre et permet de canaliser une énergie qui autrement peut se retrouver fort mal utilisée. Les sports canins qui ont également une dimension intellectuelle sont donc particulièrement recommandés pour lui : agility, obéissance, pistage, sans oublier bien sûr les concours de travail. D’ailleurs, si certaines épreuves sur troupeau sont réservées aux individus issus de lignées de travail, d’autres sont accessibles à tous.
Le Border Collie a été développé pour être un excellent chien de travail, et on peut dire que les objectifs ont été pleinement atteints : face au troupeau, il se montre motivé, tenace et infatigable. Aucune bête n’échappe à sa vigilance.
Il est également très attentif à son maître, et extrêmement réceptif au moindre signal de sa part. Il est en somme l’incarnation parfaite de l’expression « obéir au doigt et à l’œil » : un sifflement, un signe de la main voire un simple sourcil levé, et le voilà parti, comprenant sans problème ce qu’on attend de lui. Il y a néanmoins un revers de la médaille : qu’on l’utilise comme chien de troupeau ou comme simple animal de compagnie, le Border Collie a besoin d’avoir toujours quelque chose à faire pour être équilibré. Il faut donc sans cesse le stimuler mentalement, sous peine qu’il développe des troubles du comportement. Ce n’est cependant pas très difficile, dans la mesure où il est capable d’apprendre énormément de choses et ne demande que ça tout au long de sa vie. On peut ainsi l’entraîner par exemple à se rendre utile en apportant et/ou rangeant divers objets, après lui avoir
appris à reconnaître leur nom.
Le Border Collie n’est pas particulièrement fugueur. S’il est utilisé comme chien de berger, il reste concentré sur sa mission et ne s’éloigne pas des bêtes. Si on l’adopte comme simple animal de compagnie, son fort instinct de troupeau fait qu’il reste généralement près des siens. Néanmoins, le risque zéro n’existe pas : il n’est pas impossible que sa curiosité ou son instinct de chasse (bien que celui-ci ne soit pas très fort) le pousse un beau jour à prendre la poudre d’escampette, soit parce qu’il a vu quelque chose qui lui semble intéressant, soit pour poursuivre un petit animal qui passe par là. Par conséquent, mieux vaut donc qu’il évolue dans un espace clos quand il se trouve au domicile. Il n’est d’ailleurs pas du genre à forcer une clôture pour s’échapper à tout prix, pas plus qu’à chercher à sauter par-dessus ou creuser par-dessous. Le risque de fugue est aussi relativement peu élevé lors des promenades en extérieur. Quand bien même il cède un jour à la tentation de courir après une petite bête, ce chien obéissant revient généralement dès que son maître l’appelle. Toutefois, si le rappel n’est pas – ou pas encore – acquis, il est possible de l’équiper en attendant d’un collier connecté : cela permet de le laisser évoluer en liberté tout en étant en mesure de le localiser s’il prend le large.
Le Border Collie peut devenir destructeur s’il s’ennuie – ce qui survient rapidement, en particulier dès lors qu’il manque de stimulation mentale. La meilleure façon d’éviter cela est de lui confier des choses à faire : il est généralement ravi de remplir les missions qu’on lui confie, et on évite ainsi de nombreux problèmes potentiels.
Il convient en tout cas de garder en tête qu’il n’atteint sa maturité psychologique que vers 3 ou 4 ans : cela implique qu'il peut rester un peu « tout fou » longtemps après avoir atteint sa taille adulte, vers 14 à 16 mois. Tant qu’il n’a pas appris à canaliser toute cette énergie (ce qui peut prendre plus ou moins de temps selon les individus), il est préférable de placer hors de sa portée les objets auxquels on tient particulièrement - soit en les mettant en hauteur, soit en les déplaçant dans une pièce à laquelle il n’a pas accès.
Une fois qu’il est devenu adulte dans sa tête et dès lors que son besoin d’exercice physique est satisfait au quotidien, le Border Collie est plutôt calme à la maison, et ne présente pas particulièrement de risque de dégâts.
Le Border Collie donne facilement de la voix dès lors qu’il voit approcher une personne inconnue ou qu’il perçoit une situation inhabituelle - c’est d’ailleurs ce qui en fait un très bon chien d’alerte. Plus largement, il est très sensible aux sons, ce qui explique d’ailleurs que le bruit du tonnerre ou de pétards a de grandes chances de le faire aboyer. Cette propension à se faire entendre peut bien sûr devenir rapidement agaçante, tant pour ses maîtres que pour le voisinage. On peut réduire le problème en lui apprenant dès son plus jeune âge à cesser d’aboyer quand on le lui demande, mais il ne faut pas s’attendre pour autant à des miracles. En effet, c’est son instinct de protection qui le pousse à avertir les siens, et celui-ci est profondément ancré en lui. En outre, il ne faut pas perdre de vue que les aboiements sont pour un chien une façon naturelle de communiquer.
Comme tous les chiens, le Border Collie apprécie une certaine routine. Il s’adapte néanmoins plutôt bien aux changements, surtout si ces derniers n’impliquent pas une séparation d’avec ses maîtres, auxquels il est très attaché. Ainsi, que ce soit pour de simples vacances ou dans le cadre d’un déménagement, un changement de lieu de vie ne le perturbe que peu dès lors qu’il reste avec les siens.
En revanche, s’il est laissé quelque temps à la garde de tiers (pension canine, pet-sitter…), il est possible qu’il vive mal la séparation d'avec ses maîtres. En effet, sa sensibilité et sa proximité avec eux font qu’il risque alors de se sentir abandonné. Il est conseillé de tenter d’atténuer ce sentiment en lui laissant un vêtement imprégné de leur odeur, en plus de son panier et de ses jouets préférés.
Un autre changement possible dans sa routine habituelle est l’arrivée d’un nouveau membre dans le foyer. S’il s’agit d’un bébé, il n’y a généralement aucun problème : il peut faire montre de curiosité à son égard dans un premier temps, mais son intelligence lui permet de comprendre rapidement que le nourrisson ne représente aucune menace. Dès lors, il ne tarde pas à le considérer comme faisant partie de son « troupeau », se montrant protecteur à son égard. Si le nouveau venu est un adulte qu’il connaît, il l’accueille en général chaleureusement, car il aime les humains et « adopte » facilement ceux qu’il a déjà rencontrés. Dans le cas où le nouveau membre lui est inconnu, il y a de grandes chances qu’il se montre d’abord un peu méfiant, mais que son comportement devienne amical au bout de quelques minutes, dès lors qu’il constate que tout va bien.
Par ailleurs, bien qu’il soit très attaché à sa famille, le Border Collie est capable de s’accommoder d’un changement de propriétaires dès lors que les nouveaux se montrent aptes à combler ses besoins – tout particulièrement en termes d’affection, d’exercice physique et de stimulation mentale, si nécessaires à son équilibre et à son bonheur. Dans le cas d’un individu dominant, il est probable que le nouveau maître doive dans un premier temps affirmer son autorité et lui signifier clairement sa place au sein du foyer ; mais une fois que c’est fait, il n’y a généralement pas de problème.
Faire vivre le Border Collie sous le même toit qu’un autre chien est un excellent moyen d’éviter qu’il reste seul pendant les absences de ses maîtres, et donc de réduire le risque qu’il souffre d’anxiété de séparation. En règle générale, les choses se déroulent très bien.
L'idéal est une cohabitation instituée dès son plus jeune âge, afin qu'elle soit d'emblée naturelle à ses yeux. Dans le cas où ses maîtres adoptent un chiot alors que lui-même est déjà adulte, il y a de fortes chances qu’il l’adopte comme un membre de son troupeau, voire qu’il se montre protecteur à son égard. Par ailleurs, s’il est utilisé comme chien de berger et que le petit a vocation à en faire de même, il se charge de son apprentissage le moment venu. S’il n’est pas lui-même dominant, le Border Collie a tout lieu d’accepter également sans difficulté l’arrivée d’un chien adulte dans le foyer. Dans le cas contraire, les choses se passent généralement mieux si son congénère n’est pas du même sexe – bien que cela dépende aussi bien sûr de la propension de ce dernier à se montrer lui aussi dominant. Dans tous les cas, il faut veiller à ce que le nouveau venu, quand bien même il est parfaitement accepté, ne fasse pas les frais de la tendance du Border Collie à rassembler. Évitable - ou du moins gérable - avec une éducation adéquate, ce comportement implique qu’il le pousse voire le morde, et peut bien sûr compliquer leur relation naissante.
Dans le cas où un chien inconnu s’invite sur son territoire (par exemple lors de la visite de proches), il est probable
que sa réaction soit la même que si ses maîtres adoptent un chien adulte : dès lors qu’il n’est pas dominant et que les
présentations sont faites correctement, les choses ont tout lieu de bien se passer. En revanche, s’il est dominant, il y a
des chances qu’il accepte plus volontiers un congénère du sexe opposé. Enfin, le scénario où les deux protagonistes
sont du même sexe et dominants est évidemment le pire possible : la situation peut alors devenir conflictuelle.
Pour ce qui est des congénères qu’il croise lors de ses pérégrinations, c’est la même chose : tout dépend du caractère plus ou moins dominant du Border Collie, ainsi que du sexe du chien qu’il rencontre. S’il est dominant et que l’autre animal est du même sexe, il y a toujours le risque qu’il cherche à s’imposer face à ce dernier, quand bien même il a bénéficié d’une socialisation de qualité.
La présence d’un chat dans le foyer peut être une très bonne chose pour le Border Collie, dans la mesure où elle réduit le risque qu’il souffre d’anxiété de séparation lors des absences de ses maîtres. En effet, le petit félin peut représenter pour ce chien joueur et actif un sympathique compagnon de jeux – et inversement. D’ailleurs, il s’entend généralement bien avec les chats qui vivent sous le même toit que lui, surtout si la cohabitation a été mise en place alors que les deux protagonistes étaient encore petits.
Si ses maîtres décident d’adopter un chaton alors que lui-même est déjà adulte, cela ne pose normalement pas plus de problème : son intelligence lui permet de comprendre que le nouvel arrivant ne représente pas une menace. Le plus probable est alors qu’il le considère rapidement comme un membre à part entière de son « troupeau ». Il convient toutefois de veiller à ce qu’il ne le prenne pas pour un mouton et se mette à le mordiller ou le pousser : cela aurait évidemment toutes les chances d’effrayer le petit félin, voire de le blesser. Dans le cas où le nouveau venu est un chat adulte, une phase d’adaptation est potentiellement nécessaire : bien que son instinct de prédation ne soit que moyennement développé, le Border Collie peut être tenté de le chasser comme il le ferait d’un animal qui s’approcherait trop près de son troupeau. La meilleure chose à faire est donc de surveiller pendant quelque temps leurs interactions, afin de s’assurer qu’il n’y a pas de problème. Cela permet aussi d’intervenir rapidement s’il prend le chat pour un mouton, ce qui provoquerait à coup sûr une vive réaction de la part de l’intéressé.
Pour ce qui est d’un chat inconnu qui s’aventurerait sur son territoire, il est probable que le premier réflexe du Border Collie soit de le chasser, plus par instinct de protection que de prédation. Dans le cas d’une rencontre à l’extérieur (par exemple lors d’une promenade), il y a de fortes chances qu’il l’ignore, tout simplement – du moins dès lors qu’il a été correctement socialisé.
L’instinct de chasse du Border Collie n’est que peu développé, si bien qu’il peut parfaitement cohabiter avec un oiseau ou un rongeur. C’est particulièrement vrai si ladite cohabitation est mise en place dès son plus jeune âge : il a alors tout lieu de considérer ce petit animal comme un membre de la famille, voire un compagnon de jeu. Cela dit, dans le cas d’un rongeur, il y a toujours le risque qu’il joue le « rassembleur », ce qui pourrait blesser la pauvre bête - ou à tout le moins la terroriser. Il convient donc de rester vigilant sur ce point au début, le temps qu’il comprenne qu’il ne doit pas agir de la sorte.
Son comportement peut être différent avec les rongeurs et les oiseaux qui ne font pas partie du foyer. En effet, son instinct protecteur risque de le pousser à chasser ceux qui osent pénétrer dans le jardin, c’est-à-dire sur son territoire.
Quant à ceux qu’il serait amené à croiser en dehors, il est possible qu’il les considère comme des proies potentielles et se lance à leur poursuite, même si ce n’est pas un grand chasseur. Il est donc préférable de le tenir en laisse dans les endroits où de telles rencontres sont probables, du moins tant que le rappel n’est pas acquis.
Espérance de vie du Border Collie. Le Border Collie jouit en général d’une santé robuste. Son espérance de vie se situe entre 12 et 15 ans, ce qui est dans le haut de la moyenne pour une race de cette taille.
Développé pour rester dehors avec son troupeau par tous les temps, le Border Collie est doté d’un poil de couverture dense et moyennement épais, ainsi que d’un sous-poil court mais dense également : l’ensemble le protège efficacement contre les intempéries et le froid. Il supporte donc bien les températures hivernales. Il n’a pas non plus de difficulté particulière à s’accommoder de la chaleur. Il apprécie alors particulièrement de pouvoir se rafraîchir en faisant trempette, car il aime nager.
Au global, ce chien est donc adapté à la plupart des climats, hormis les plus extrêmes.
Maladies du Border Collie
Même si la santé du Border Collie est robuste de façon générale, il est comme tous les chiens davantage prédisposés à certaines maladies. Les connaître un minimum est loin d’être inutile, car cela peut notamment aider à en déceler rapidement les premiers signes, ou bien à l’en prémunir. En l’occurrence, les affections qui sont particulièrement susceptibles de le toucher sont :
la dysplasie de la hanche, une malformation articulaire qui touche surtout les races moyennes et grandes et qui est très répandue chez le Border Collie. La tête du fémur ne tient alors pas bien en place dans son logement : cela provoque des douleurs, des boiteries et des difficultés à bouger, puis l’apparition d’arthrose. Ce problème est souvent bilatéral (c’est-à-dire qu’il touche les deux hanches), et son apparition peut être favorisée par un facteur héréditaire. S’il est diagnostiqué très tôt, on peut le solutionner complètement via une opération chirurgicale. Dans le cas contraire, des traitements médicamenteux ou chirurgicaux permettent d’atténuer les symptômes, voire de les faire disparaître ; la dysplasie du coude, une autre maladie articulaire courante chez les races de cette taille et qui peut elle aussi être favorisée par une prédisposition héréditaire, mais qui touche le coude. Comme celle de la hanche, elle entraîne des douleurs, des boiteries, des difficultés à bouger, puis de l’arthrose. Si elle est décelée très tôt, une intervention chirurgicale permet une guérison totale. Si ce n’est pas le cas, divers traitements médicamenteux ou chirurgicaux permettent au moins de limiter les symptômes, voire de les éliminer complètement ; l’ostéochondrite disséquante, un problème qui touche le cartilage articulaire chez les chiens en période de croissance – particulièrement les mâles. Cette maladie qui peut atteindre le sacrum, l’épaule, le coude, le genou et/ou le jarret, correspond au fait que le cartilage tend à se fissurer et à se détacher de l’articulation. Elle est bilatérale dans la moitié des cas. Bien qu’on n’en connaisse pas l’origine avec certitude, on soupçonne fortement un caractère héréditaire, en particulier chez les grandes races. Elle entraîne une gêne dans les mouvements, des boiteries et souvent une inflammation importante de l’articulation. On peut envisager un traitement par voie chirurgicale, qui consiste à enlever le cartilage posant problème, puis à laisser le vide se combler naturellement. On peut aussi le remplacer par du cartilage prélevé sur une articulation saine ou par du cartilage synthétique. Les chances de guérison dépendent de la zone atteinte, de l’étendue du problème et de l’âge du chien, mais dans tous les cas une prise en charge précoce accroît les chances de réussite ; la dilatation-torsion de l’estomac, fréquente chez les races moyennes à grandes. L’estomac se replie alors sur lui-même, ce qui bloque l’évacuation des gaz et gêne la circulation sanguine dans la zone. Sans l’intervention rapide d’un vétérinaire, l’issue est fatale ; la maladie de Von Willebrand, un trouble de la coagulation sanguine à caractère héréditaire. Elle se manifeste par divers symptômes comme la présence de sang dans les urines et les selles, des saignements abondants en cas de blessure, ou encore des saignements spontanés au niveau du museau (gencives, truffe…). Elle ne peut être guérie, mais des traitements permettent d’atténuer les symptômes ; l’hypothyroïdie, un dérèglement hormonal dû à une sécrétion insuffisante d’hormones thyroïdiennes. Elle entraîne une baisse du métabolisme, ce qui peut se traduire notamment par une prise de poids, une fatigue intense, des difficultés à respirer, une fréquence cardiaque basse, une sensibilité accrue au froid, un pelage terne et en mauvais état… On ne peut pas guérir cette maladie, mais il existe des traitements à base d’hormones de synthèse qui permettent d’éliminer les symptômes. Ils doivent toutefois être administrés à vie ; l’épilepsie, une maladie chronique du système nerveux dont l’origine est souvent héréditaire. Elle entraîne des crises convulsives parfois impressionnantes, qui sont toutefois susceptibles de varier d’un individu à l’autre et d’une crise à l’autre. Elle ne peut directement être guérie, mais des traitements permettent de réduire la fréquence et l’intensité des crises – voire de les faire disparaître. Ce faisant, la plupart des chiens atteints parviennent à mener une existence presque normale ; la lipofuscinose céroïde, ou maladie de Batten, une affection neurologique héréditaire qui se déclare vers l’âge d’1 à 2 ans. Elle entraîne d’abord des troubles de la vision, puis des changements de comportement, une ataxie (difficultés à coordonner les mouvements), des crises d’épilepsie, la perte de la vue et de l’ouïe… Les symptômes vont en s’aggravant et il n’existe pas de traitement, si bien que la plupart des individus touchés décèdent avant l’âge de 3 ans ; le syndrome d’Imerslund-Gräsbeck, ou malabsorption sélective de la vitamine B12 du chien, une maladie héréditaire qui entraîne une grave carence. Comme la vitamine B12 est mal absorbée par l’intestin, et ce dès les premières semaines de vie de l’animal, ce dernier est susceptible de souffrir de retards de croissance, de troubles de l’appétit ainsi que de diarrhées, et peut sembler abattu. Il est toutefois possible de le traiter via un apport de vitamine B12 par injections ou par voie orale ; le syndrome des neutrophiles piégés, une anomalie du système immunitaire à laquelle le Border Collie est la seule race prédisposée. Elle correspond au fait que les neutrophiles, les globules blancs les plus présents dans l’organisme et représentant la première ligne de défense contre les attaques bactériennes, restent piégés dans la moelle osseuse. Cela entraîne une grave immunodéficience. Cette affection est d’origine héréditaire et diagnostiquée dans les deux premiers mois de vie du chiot - parfois même dès ses premières heures. Elle se traduit par des retards de développement, ainsi que des infections chroniques dont les symptômes peuvent être très divers : fièvre, abattement, anorexie, vomissements, diarrhée, articulations gonflées, boiterie, pelage terne, retard de croissance…
On peut soulager l’animal en s'attaquant aux symptômes, mais il n’existe pas de traitement contre la maladie elle-même : il finit par décéder des suites d’une infection, ou est euthanasié avant l’âge de 4 mois ; le syndrome hépato-cutané ou dermatite nécrolytique superficielle, une nécrose cutanée secondaire à une maladie du foie ou à un cancer du pancréas, qui atteint surtout les mâles de plus de 10 ans. Les symptômes les plus fréquents sont de l’abattement, une perte de poids (du fait d’une anorexie), une jaunisse ainsi que l’augmentation de la soif et de la production d’urine. Des lésions cutanées apparaissent aussi rapidement, principalement sous forme de rougeurs (érythème), mais aussi parfois de croûtes et d’ulcérations. Les zones susceptibles d’être touchées sont les coudes, l’abdomen, les chevilles, les babines, les paupières, le nez, les coussinets plantaires et les parties génitales (prépuce, vulve et/ou périnée pour les femelles). Les lésions situées sur les coussinets entraînent souvent des douleurs et une boiterie plus ou moins sévère.
En fonction de la cause et de la forme de la maladie, différents traitements sont possibles : la chirurgie (si c’est une tumeur du pancréas qui en est à l’origine), des injections d’acides aminés en intraveineuse, des traitements anti-infectieux, le passage à une alimentation très riche en protéines de haute qualité… Ils ne font toutefois que repousser l’échéance : une fois la maladie déclarée, l’espérance de vie de l’animal n’est que de deux ans ; le shunt porto-systémique congénital, une anomalie vasculaire qui correspond au fait qu’une partie du sang ne passe pas dans le foie et n’est donc pas débarrassé des toxines issues de la digestion. Ce sang « empoisonné » peut provoquer divers symptômes qui restent parfois discrets jusqu’à un certain âge : retard de croissance, amaigrissement, troubles digestifs ou neurologiques… Cette maladie peut toutefois être guérie via une intervention chirurgicale ; la mutation du gène MDR-1, un problème d’origine héréditaire qui correspond à un dysfonctionnement du gène éponyme. En temps normal, celui-ci produit une protéine (la glycoprotéine B) qui protège le cerveau contre les produits toxiques, par exemple ceux contenus dans les médicaments. Quand il est déficient, cette protéine n’est pas produite : il en résulte une hypersensibilité aux substances médicamenteuses. Les symptômes possibles sont ceux d’un empoisonnement du cerveau : hypersalivation, vomissements, désordres digestifs, crises d’épilepsie, troubles respiratoires, coma… Cette affection ne peut être traitée, mais connaître la liste des substances qu’il ne faut alors pas administrer à l’animal (ou bien seulement à doses réduites) permet d’éviter les problèmes ; les allergies cutanées (rougeurs, éruptions, irritations…), qui ont la plupart du temps une origine alimentaire ou environnementale : pollens, piqûres de puces, détergents… ; les infections de l’oreille, et notamment les otites externes, qui affectent plus particulièrement les individus aux oreilles tombantes. En effet, cette particularité anatomique fait que l’humidité et les saletés ont alors tendance à s’y accumuler ; la surdité héréditaire, susceptible de toucher seulement une oreille ou bien les deux. Elle peut être congénitale, et dans ce cas potentiellement décelable à partir de 3 à 4 semaines, ou bien ne se déclencher que plus tardivement. Dans le premier cas, elle peut être liée au gène spotting (ou gène S), associé à la couleur blanche, ou encore au gène merle, qui détermine la couleur merle du pelage. Dans le second cas, d’autres gènes seraient en cause.
Le Border Collie est par ailleurs prédisposé à plusieurs maladies oculaires : l’anomalie de l’œil du Colley (AOC), un problème héréditaire dû à un développement anormal de certaines parties postérieures de l’œil, et notamment de la rétine. Les formes légères n’altèrent la vision que partiellement – voire n’impliquent aucune conséquence – et ne s’aggravent pas avec le temps, mais les formes graves peuvent en revanche conduire à un décollement de la rétine et à une perte progressive de la vue. Cette maladie est généralement bilatérale (les deux yeux sont touchés) et ne peut être guérie. Toutefois, dans la plupart des cas, elle n’est que légère ; l’atrophie centrale de la rétine, ou dystrophie de l’épithélium pigmentaire, une forme d’atrophie progressive de la rétine (APR) due à un défaut de la couche pigmentée située sur la surface externe de la rétine. D'origine héréditaire, bilatérale et non guérissable, elle entraîne une perte progressive de la vision jusqu’à la cécité complète ; la kératite superficielle chronique, ou pannus, une affection inflammatoire et évolutive de la cornée qui touche les deux yeux et à laquelle les races de chiens de berger sont particulièrement prédisposées. Son origine exacte est incertaine, mais on pense qu’elle est liée à un dysfonctionnement du système immunitaire. Elle se caractérise par l’apparition dans la cornée d’un infiltrat (amas de cellules) de couleur rouge ou rosé, le développement de vaisseaux sanguins et souvent la présence de pigments noirs, le tout conduisant à une opacification de la cornée. On peut traiter le problème à l’aide de médicaments à base de corticoïdes ou de traitements visant à augmenter localement les réactions du système immunitaire. En revanche, s’il n’est pas pris en charge, il risque d’entraîner une altération importante de la vision.
Bien que le Border Collie déborde d’énergie, certains sujets montrent une tendance à prendre du poids, notamment ceux qui ne font pas assez d’exercice ou qui sont très gourmands. Il est donc recommandé de peser son animal au moins une fois par mois afin de suivre de près sa courbe de poids. Si on constate une augmentation qui se confirme – voire s’accentue – la fois suivante, il faut alors consulter un vétérinaire. En effet, lui seul peut déterminer si le problème est d’ordre médical (maladie, effet d’un médicament…) ou alimentaire (nourriture inadaptée ou donnée en trop grande quantité). Quoi qu’il en soit, il est important de réagir sans attendre afin d’éviter d’entrer dans un cercle vicieux. En effet, un animal en surpoids devient moins actif, ce qui a toutes les chances d’entretenir voire amplifier la situation. Or l’obésité peut avoir de graves conséquences sur sa santé, que ce soit en aggravant des maladies existantes ou en en provoquant de nouvelles. Il convient d’être encore plus vigilant avec un individu stérilisé, car le risque de surpoids est alors accru.
Causes de mortalité du Border Collie. D’après une étude menée en 2004 par le Kennel Club britannique et la British Small Animal Veterinary Association, la principale cause de mortalité chez le Border Collie est le cancer, qui représentait près du quart des décès étudiés. La vieillesse arrive en seconde position (18%) : cela confirme le fait que ce chien jouit généralement d’une bonne santé, même si la liste des maladies auxquelles il est prédisposé pourrait faire peur de prime abord. Viennent ensuite les maladies cérébro-vasculaires, qui étaient en cause dans 10% des cas.
Adopter un Border Collie en bonne santé. Bien que le Border Collie jouisse généralement d’une santé robuste, force est de constater que nombre de maladies auxquelles il est prédisposé sont ou peuvent être d’origine héréditaire. Il est donc important de s’adresser à un éleveur responsable quand on envisage d’adopter un chiot de cette race.
En effet, un professionnel sérieux prend soin de faire effectuer des tests génétiques sur ses reproducteurs éventuels afin d’écarter ceux qui pourraient transmettre une tare héréditaire à leurs descendants : lipofuscinose, syndrome des neutrophiles piégés, syndrome d’Imerslund-Gräsbeck, résistance multidrogue, anomalie de l’œil du Colley… Pour l’atrophie centrale de la rétine (APR centrale), à défaut de test génétique, il veille à les faire examiner chaque année par un vétérinaire ophtalmologiste : tout individu qui déclare cette maladie est là sorti de la reproduction. Enfin, il fait également passer aux chiens qu’il envisage d’employer comme reproducteurs des examens radiographiques pour s’assurer qu’ils ne sont pas atteints de dysplasie de la hanche ou du coude.
Il doit bien sûr être en mesure de présenter les résultats de ces tests et examens, qu’ils aient été effectués sur les parents ou sur le petit, en plus du détail des vaccins reçus par ce dernier et d’un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire.
Par ailleurs, un professionnel digne de ce nom veille aussi à ménager ses reproducteurs. En outre, il veille en permanence sur ses chiots et fait tout son possible pour qu’ils soient et restent en bonne santé, notamment en leur offrant un suivi médical de qualité. Il fait également en sorte qu’ils naissent et grandissent dans un environnement sain, notamment en ce qui concerne les conditions sanitaires. Tout cela a bien sûr une influence dans la probabilité d’adopter un chiot en bonne santé et qui le reste.
Visiter l’élevage en amont de l’adoption est assez incontournable, car cela permet justement de s’assurer que ces conditions sont respectées, de voir les parents du petit (ou au moins sa mère) afin d'assurer qu'ils semblent en bonne santé et équilibrés. Il faut aussi bien sûr examiner et observer le chiot lui-même. Bien évidemment, les efforts déployés par l’éleveur ont un coût, et celui-ci se répercute sur le prix demandé.
Néanmoins, il est judicieux de payer un peu plus dès lors que cela permet d’augmenter les chances d’adopter un animal en parfaite santé et qui a toutes les chances de le rester. Du reste, en cas de problème, les dépenses de vétérinaire et/ou de comportementaliste ont tôt fait de représenter beaucoup plus que le montant économisé à l'achat...
Fragilité du Border Collie en période de croissance. Les premiers mois de vie d’un chiot sont généralement ceux où il est le plus joueur, voire casse-cou. Or, un chiot en pleine croissance est fragile, particulièrement au niveau des os et des articulations. Une activité trop éprouvante implique donc des risques pour sa santé. Il pourrait non seulement se blesser,
mais aussi développer des fragilités voire des malformations, avec potentiellement des conséquences à long terme -voire à vie (séquelles…). C’est d’autant plus vrai que la race est prédisposée à plusieurs problèmes articulaires : dysplasie de la hanche, dysplasie du coude, ostéochondrite disséquante...
Il est donc conseillé de réfréner les ardeurs du chiot et de lui éviter les exercices physiques trop intenses ou trop longs tant qu’il n’a pas atteint sa taille adulte, ce qui se produit entre 14 et 16 mois.
Par ailleurs, comme pour n’importe quelle race, il est également crucial de faire en sorte que le chiot Border Collie ait toujours un endroit au calme pour dormir, et ne jamais interrompre son sommeil. Celui-ci permet à son organisme de reconstituer ses forces et lui est nécessaire pour grandir en bonne santé, tant sur le plan physique que psychique. Il est d’ailleurs tout à fait normal qu’il dorme plus de 15 heures par jour, et même près de 20 les premiers mois.
Maintenir un Border Collie en bonne santé. Le meilleur moyen de garder son chien en forme est de lui faire passer régulièrement un bilan de santé complet chez un vétérinaire – une fois par an dans un premier temps, puis plus souvent quand il vieillit. Cela permet de déceler rapidement un problème éventuel, parfois avant même l’apparition de symptômes, et donc d’y faire face dans les meilleures conditions.
Cette visite de contrôle est également l’occasion de faire le point sur ses vaccins, afin de ne pas oublier ses rappels. Il reste ainsi constamment protégé contre diverses maladies graves, voire fatales. Il appartient par ailleurs au maître d’administrer tout au long de l’année à son animal les traitements antiparasitaires nécessaires, pour qu’à ce niveau-là également celui-ci soit protégé en permanence.
La vaccination et la protection contre les parasites tant internes qu’externes sont importantes pour tous les chiens, mais particulièrement cruciales pour ceux comme le Border Collie qui passent beaucoup de temps à l’extérieur. C’est encore plus vrai évidemment pour un individu utilisé comme chien de berger.
L’entretien d’un Border Collie ne nécessite pas forcément l’intervention d’un toiletteur professionnel, mais nécessite qu’on y consacre une à deux heures hebdomadaires. Il est indispensable pour lui éviter nombre de problèmes de santé.
Il n’est pas difficile de nourrir un Border Collie : des aliments industriels de qualité conviennent en général parfaitement, dès lors qu’on veille à lui donner des produits et des rations adaptés à ses besoins nutritionnels. En revanche, comme n’importe quel chien, mieux vaut s’abstenir de lui donner – ou de le laisser consommer – de la nourriture destinée aux humains : restes de table, poubelles, etc. En effet, à moins de l’avoir soigneusement sélectionnée pour lui, il est peu probable qu’elle corresponde à ses besoins nutritionnels. Autrement dit, elle risque fort de lui causer plus de tort que de bien et de déséquilibrer son régime alimentaire, surtout si cela devient une habitude. Pire, certains mets très appréciés des humains causent des intoxications à leurs compagnons à quatre pattes. Il faut savoir en tout cas que les besoins nutritionnels peuvent varier fortement d’un individu à l’autre, tant quantitativement que qualitativement, car ils dépendent de facteurs comme son âge, son gabarit, son état de santé, son éventuelle stérilisation ou encore son degré d’activité. Par exemple, un Border Collie utilisé seulement comme animal de compagnie n’a évidemment pas les mêmes besoins qu’un autre employé pour garder des bêtes. À titre indicatif, un individu adulte très actif ou utilisé pour travailler avec un troupeau a besoin d’environ 300 grammes de croquettes par jour, répartis en deux repas. S’il est stérilisé, la quantité appropriée est plutôt d’environ 200 grammes par jour. Il faut cependant garder à l’esprit qu’il s’agit là de moyennes, car chaque individu est unique. Rien ne remplace l’expertise d’un vétérinaire pour définir des rations adaptées et éviter des mauvaises décisions aux conséquences potentiellement graves.
Par ailleurs, les besoins évoluent dans le temps voire même d’une saison à l’autre, surtout dans le cas d’un individu utilisé comme chien de berger. En effet, en période hivernale, il peut être nécessaire d’augmenter les quantités données et/ou d’opter pour des produits plus riches en protéines et en lipides. Il faut toutefois penser à revenir ensuite aux quantités et aux aliments habituels, afin d’éviter une prise de poids. Quoi qu’il en soit, l’alimentation jouant un rôle essentiel pour la santé d’un chien, il ne faut pas hésiter à solliciter l’avis éclairé d’un vétérinaire afin d’agir au mieux.
Comme pour toutes les races, l’alimentation d’un chiot Border Collie est très importante dans la mesure où c’est elle qui lui apporte tout au long de ses premiers mois les nutriments nécessaires pour qu’il devienne un adulte robuste et agile. Des carences pendant cette période risqueraient d’entraîner des retards de croissance, avec potentiellement de lourdes séquelles à vie. Il est donc particulièrement critique de lui offrir tout au long de cette période des aliments et des quantités adaptés à son âge et à ses besoins nutritionnels. Ces derniers évoluant rapidement, il est judicieux de demander conseil à un vétérinaire, tant sur le choix des produits que sur les quantités à donner et les ajustements à effectuer tout au long de sa croissance.
En revanche, sauf indication expresse d’un professionnel de santé, il n’est pas nécessaire de lui donner des compléments alimentaires : des aliments adaptés et de haute qualité suffisent normalement à lui apporter tous les nutriments dont il a besoin.
Fréquence des repas d'un Border Collie. Comme pour tous les chiens, il est préférable de nourrir un Border Collie deux fois par jour (voire davantage dans le cas d'un chiot), en veillant à bien espacer ses repas – par exemple en donner un le matin, et l’autre le soir. On évite ainsi qu’il ait trop mangé à certains moments, et qu’au contraire il ait faim à d’autres. De plus, le fait de ne pas absorber une grande quantité de nourriture en une seule fois facilite sa digestion et réduit fortement le risque de dilatation-torsion de l’estomac. Veiller à ce qu’il prenne ses repas dans le calme et qu’il ne fasse pas d’exercice intense dans l’heure qui précède – et surtout dans celle qui suit – contribue également à limiter ce risque. Il est recommandé par ailleurs d’opter pour des horaires fixes : ainsi, il voit qu’il peut compter sur son maître pour satisfaire ses besoins. Cela renforce la confiance qu’il place en ce dernier, et réduit la probabilité qu’il soit tenté de se procurer de la nourriture par ses propres moyens, par exemple en fouillant dans les poubelles ou en volant.
Bien que le Border Collie soit très énergique, certains individus prennent du poids facilement et finissent obèses. Le respect de quelques règles relatives à l’alimentation permet toutefois de réduire le risque : mesurer et respecter systématiquement les rations qui lui sont données, en veillant à ce qu’elles soient adaptées à ses besoins nutritionnels du moment. En cas de doute sur ce point, il ne faut pas hésiter à solliciter l’expertise d’un vétérinaire ; limiter les friandises, surtout si on est face à un individu qui a une tendance à l’embonpoint. On peut aussi choisir des friandises allégées, ou déduire leur apport calorique de sa ration quotidienne ; ne pas le laisser réclamer ou voler de la nourriture destinée aux humains (poubelles, restes de table, etc.), car il est peu probable qu’elle corresponde à ses besoins. Certains mets que nous consommons couramment sont même toxiques pour nos compagnons…
En tout état de cause, il faut garder à l’esprit qu’un chien n’est généralement pas capable de s’auto-réguler : plus on lui donne à manger, plus il mange, même si cela n’est pas bon pour sa santé. Il revient donc au maître de protéger son compagnon contre lui-même en étant vigilant sur son alimentation.
Comme tout chien, le Border Collie doit disposer en permanence d’un bol d’eau fraîche et propre, pour pouvoir s’hydrater chaque fois qu’il le souhaite. Lors des sorties et activités de plein air, il est judicieux de prévoir de l’eau pour lui et de lui en proposer régulièrement : cela évite qu’il se désaltère dans une flaque ou un point d’eau croupie, au risque de contracter une maladie.
Par ailleurs, pendant la période estivale, il peut être judicieux d’humidifier les croquettes, voire d’opter pour des aliments humides comme la pâtée. C’est particulièrement vrai si on vit dans une région au climat très chaud et sec, ou pour un sujet qui a tendance à ne pas boire suffisamment. Les chiens âgés sont souvent dans ce cas, si bien d’ailleurs qu’on peut alors envisager de faire cela toute l’année.
Si le Border Collie a été développé pour devenir le nec plus ultra des chiens de berger et si travailler avec les troupeaux reste sa mission principale, sa grande intelligence le rend également apte à assumer d’autres tâches avec brio. C’est d’autant plus vrai qu’il apprend avec beaucoup de facilité et d’entrain, ayant besoin d’être stimulé mentalement pour être bien dans ses pattes et dans sa tête.
Le Border Collie comme chien de garde. Protecteur (comme tous les chiens de berger) mais jamais agressif, le Border Collie est plus un chien d’alerte que de garde à proprement parler. On peut compter sur lui pour signaler toute présence ou situation potentiellement dangereuse, mais même si les inconnus lui inspirent de prime abord une certaine méfiance, il aime trop les humains pour s’en prendre à eux physiquement.
Le Border Collie est un des meilleurs chiens de berger qui existe : ce serait d’ailleurs la race la plus utilisée au monde pour travailler avec le bétail. Traditionnellement employé pour conduire les moutons, il est aujourd’hui utilisé pour tous types de troupeaux.
Quand il travaille, il est extrêmement concentré sur sa tâche, d’une endurance et d’une ténacité à toute épreuve. En outre, il possède deux caractéristiques qui le rendent unique. D’une part, il contrôle les bêtes avec un regard intense et presque hypnotique qui se révèle très efficace - ce qu’on appelle « l’œil du Border Collie ». D’autre part, il se déplace accroupi quand il rassemble le troupeau, comme un félin prêt à bondir.
Affectueux et obéissant dès lors qu’il a reçu une bonne éducation, le Border Collie fait un excellent chien de compagnie. C’est d’autant plus vrai qu’il s’entend généralement bien avec les enfants, dont il partage les jeux avec enthousiasme.
Il lui faut cependant des maîtres bien informés, assez fermes pour savoir s’imposer face à son caractère indépendant de chien de berger, capables de lui faire comprendre qu’il n’est pas nécessaire de chercher à rassembler tout ce qui bouge autour du lui, et assez disponibles pour ne pas le laisser seul trop longtemps. Mais surtout, ils doivent être conscients de son important besoin d’exercice, tant sur le plan physique qu’intellectuel, et en mesure de le combler : il en va de la santé et de l’équilibre de leur compagnon, et donc de la qualité de leur relation avec lui tout au long des années partagées ensemble.
Si on veut adopter un Border Collie comme simple animal de compagnie, le plus simple est de choisir un individu issu d’une lignée d’expositions ou de compétitions de sports canins : il est alors doté d’un instinct de troupeau moins prononcé, ce qui facilite la vie au quotidien. Cela dit, il existe une certaine diversité au sein des lignées destinées à la conduite de troupeaux : certains sujets sont beaucoup moins des « bourreaux de travail » que d’autres, et sont davantage à même de tenir le rôle de compagnon domestique.
Le Border Collie comme chien d'assistance. Très intelligent, sensible et doté d’une grande capacité d’apprentissage, le Border Collie fait un très bon chien d’assistance. C’est le constat qui est fait notamment en Grande-Bretagne, où il est utilisé comme guide pour les non-voyants, ou encore aux Pays-Bas, où certains spécimens sont formés pour aider les personnes handicapées moteur.
Cet usage n’est pas encore généralisé, mais au vu des bons résultats obtenus dans ces deux pays, ce n’est peut-être qu’une question de temps…
Le Border Collie comme chien de soutien psychologique. Intelligent et doué d’empathie du fait de sa grande sensibilité, le Border Collie est un excellent chien de soutien psychologique. Son enthousiasme naturel, son tempérament joueur mais aussi l’amour qu’il porte aux humains le rendent particulièrement apte à aider les personnes âgées, dépressives ou encore celles victimes de graves traumatismes. On le trouve ainsi comme visiteur dans les hôpitaux ou vivant aux côtés de telles personnes.
Le Border Collie comme chien de compétition . Très actif, très résistant et disposant d’une grande capacité d’apprentissage, le Border Collie est un excellent compétiteur dans de nombreux sports canins, qu’il s’agisse de disciplines essentiellement physiques (cani-cross, cani-VTT, flyball…) ou d’autres qui font aussi appel à sa grande intelligence (agility, obéissance, pistage, concours de travail…).
Le Border Collie comme chien d'exposition. Le Border Collie est un excellent candidat dans les concours de beauté, en particulier les individus issus de lignées d’exposition. En effet, ceux-ci présentent quelques différences par rapport à leurs homologues appartenant aux lignées de travail : ils sont généralement plus petits, plus trapus, possèdent un pelage plus épais et surtout une plus grande harmonie en termes d’apparence.
Endurant, déterminé et doté d’un bon flair ainsi que d’une grande capacité d’apprentissage, le Border Collie est aussi utilisé comme chien renifleur, notamment en Grande-Bretagne. En effet, la police et les douanes britanniques le forment à la détection des drogues et des explosifs, mais il est aussi très efficace pour rechercher des personnes disparues ou explorer des décombres.
Comme pour tout chien, il est déconseillé de choisir un chiot Border Collie en se basant uniquement sur le prix. En effet, mieux vaut dépenser un peu plus si cela offre la garantie d’avoir affaire à un éleveur sérieux : on augmente ainsi les chances d’obtenir un petit équilibré et en bonne santé, et qui a toutes les chances de le rester.
Un éleveur responsable procède à une sélection rigoureuse de ses reproducteurs, notamment en faisant réaliser sur eux des tests génétiques et des examens radiographiques, afin de réduire au maximum le risque de transmission de tares héréditaires. Ces divers examens ont un coût, qu’il est logique de voir répercutés sur le prix du chiot. Par ailleurs, il veille à bien s’occuper de ses chiens et à leur offrir un cadre de vie de qualité. Si les parents sont heureux, bien socialisés et éduqués, cela a forcément un impact positif sur le tempérament des petits. En effet, c’est auprès d’eux que ces derniers passent leurs premières semaines de vie, si déterminantes pour la suite. Il veille aussi à les ménager, en évitant en particulier qu’une femelle soit en gestation plusieurs fois dans la même année.
Un éleveur digne de confiance fait également tout son possible pour que les chiots se développent bien, tant sur le plan
physique que psychique, en leur offrant notamment un suivi vétérinaire de qualité et en travaillant leur socialisation.
Choisir un professionnel sérieux permet donc d’éviter potentiellement toutes sortes de problèmes et des dépenses importantes de vétérinaire ou de comportementaliste – lesquelles peuvent dépasser largement l’économie réalisée à l’achat.
Border Collies qui sont des célébrités
Un Border Collie baptisé Stricker fit son entrée en 2004 au livre Guinness des records pour avoir réussi à ouvrir une vitre de voiture non électrique en seulement 11,34 secondes. Ce record n’a d’ailleurs toujours pas été battu ; Rico (1994-2008) était un Border Collie connu pour savoir reconnaître plus de 200 mots simples, ce qui fut prouvé par une étude très sérieuse menée par des psychologues animaliers de Leipzig (Allemagne). Au cours des différentes expériences réalisées, il fut capable de récupérer en moyenne 37 objets sur les 40 qu’on lui demandait, et se souvenait encore de leur nom quatre semaines après l’exercice ; Entraînée depuis son plus jeune âge par son maître John W. Pilley, un professeur et psychologue à la retraite, une femelle Border Collie du nom de Chaser (2004-2019) était quant à elle capable d’identifier 1022 objets.